Depuis le 1er janvier 2025, 312 875 unités légales ont fermé en France.
Parmi elles, 17 874 présentent une anomalie de fermeture : absence de justification claire, procédure incohérente ou erreur déclarative.
Ces cas signalent des dysfonctionnements dans le suivi administratif et soulignent l’importance de données fiables pour comprendre les vraies dynamiques de sortie d’activité.
Sur la base des données brutes officielles, nous considérons une fiabilité de référence à 94,29 %.
Ces chiffres sont directement issus des sources gouvernementales, sans modification ni interprétation.
Fermetures mensuelles d’entreprises en France – 2025
Nombre total d’entreprises fermées (hors anomalies) chaque mois en 2025.
Résumé annuel
Depuis le 1er janvier 2025, 312 875 entreprises ont fermé en France. Le premier trimestre a démarré avec un volume particulièrement élevé en janvier (52 666 fermetures), souvent lié aux clôtures annuelles et aux radiations administratives en retard. En février, le rythme chute significativement à 34 163 fermetures, avant de remonter en mars à 44 621 fermetures, stabilisant le trimestre autour d’une moyenne de 44 000 fermetures mensuelles.
C’est en avril que le pic absolu est atteint, avec 74 571 fermetures enregistrées, un chiffre exceptionnellement élevé qui peut traduire un rattrapage administratif massif, des radiations en série ou un contexte économique plus tendu à ce moment-là. Ce pic s’accompagne paradoxalement du taux d’anomalies le plus bas de l’année (3,33%), suggérant des procédures de fermeture plus « normales » malgré le volume.
Après cette pointe d’avril, les chiffres redescendent fortement en mai (33 263 fermetures) et juin (35 621 fermetures), marquant un retour à un niveau plus habituel. Juillet confirme cette stabilisation avec 37 970 fermetures et un taux d’anomalies historiquement bas de 2,53%.
Globalement, cette première moitié d’année montre une dynamique de fermeture encore soutenue, avec 17 874 anomalies détectées sur l’ensemble de la période (5,7% du total), mais révèle surtout des pics probablement liés à des régularisations administratives ou à des effets calendaires plutôt qu’à une dégradation structurelle du tissu économique français.
Évolution mensuelle des fermetures d’entreprises par activité principale
Ce graphique montre l’évolution des principales activités économiques lors des fermetures d’entreprise en 2025.
Résumé annuel
En tête, on retrouve les activités des sièges sociaux (70.10Z) avec un volume exceptionnel de 35 857 fermetures, concentrées exclusivement en avril 2025. Ce pic soudain traduit vraisemblablement une vague de restructurations corporatives, de dissolutions administratives ou de réorganisations juridiques massives dans les groupes, sans précédent dans les autres mois.
Viennent ensuite les locations de terrains et autres biens immobiliers (68.20B), avec 18 823 fermetures cumulées sur les sept premiers mois de l’année, dont un pic marqué en avril (3 357 fermetures). Ce secteur subit une pression durable, probablement liée à la hausse des taux d’intérêt, à la régulation accrue du marché locatif, ou à des liquidations d’actifs immobiliers dans un contexte économique tendu.
- 70.10Z (Activités des sièges sociaux) :
35 857 fermetures cumulées, toutes concentrées en avril uniquement. Ce pic massif suggère une opération de régularisation administrative ou une vague de dissolutions groupées dans le cadre de restructurations juridiques. - 68.20B (Location de terrains et autres biens immobiliers) :
18 823 fermetures cumulées. Le volume reste élevé tout au long de la période, avec un pic en avril (3 357). La tendance est relativement stable, mais une légère baisse est observée en juillet (3 364 → 1 510), sans confirmation d’un repli marqué. - 70.22Z (Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion) :
11 671 fermetures cumulées. Le volume est constant de janvier à avril, puis baisse doucement de mai à juillet (1 371), traduisant une fragilisation progressive du secteur. - 53.20Z (Autres activités de poste et de courrier) :
10 030 fermetures cumulées. Activité régulière mais en repli depuis mai, avec une chute marquée en juillet (1 000), confirmant les mutations du secteur logistique. - 68.20A (Location de logements) :
9 665 fermetures cumulées. Solide en début d’année, avec un pic en avril (1 729), puis baisse nette à partir de mai. Juillet confirme une tendance baissière du locatif résidentiel. - 96.09Z (Autres services personnels n.c.a.) :
7 029 fermetures cumulées. Activité stable mais fragile, avec une légère baisse en juillet (956), reflétant une stabilité à bas niveau dans l’auto-entrepreneuriat. - 47.91A (Vente à distance sur catalogue général) :
7 281 fermetures cumulées. Tendance en repli après avril, avec une érosion continue jusqu’en juillet (820), confirmant la désaffection progressive de ce modèle de vente. - 47.91B (Vente à distance sur catalogue spécialisé) :
7 127 fermetures cumulées. Hausse jusqu’en mars, puis repli régulier jusqu’en juillet (814), marquant un essoufflement du secteur. - 81.21Z (Nettoyage courant des bâtiments) :
6 024 fermetures cumulées. Activité résiliente, avec une légère baisse en juin et juillet (729), mais pas de chute marquée. - 56.10C (Restauration de type rapide) :
5 379 fermetures cumulées. Bonne résistance globale, avec un volume stabilisé en juillet (726), malgré une légère baisse par rapport au pic de janvier.
Résumé annuel
Entre janvier et juillet 2025, les entrepreneurs individuels (1000) représentent à eux seuls 40 % du total des fermetures, avec 199 326 cessations enregistrées. Le pic est atteint en avril (60 917), suivi d’un repli marqué en juillet (16 658).
Les SARL (5499) totalisent 47 968 fermetures, avec une stabilité mensuelle autour de 6 000 à 8 000, et même une légère remontée en juillet (7 929).
Les SAS (5710) atteignent 41 326 fermetures, avec une tendance plate à légèrement décroissante, mais sans chute brutale.
Les sociétés civiles immobilières (6540) connaissent une forte volatilité : après un pic en janvier (4 854), elles chutent à 972 en juin, puis rebondissent à 5 167 en juillet.
Enfin, les autres sociétés civiles (6599) restent marginales avec 4 456 fermetures, mais suivent une trajectoire de décroissance régulière.
Ce premier semestre 2025 illustre une rotation extrêmement rapide des micro-structures, notamment chez les entrepreneurs individuels, soumis à des pressions fiscales, administratives et conjoncturelles accrues.
Les formes juridiques plus structurées (SARL, SAS) montrent une meilleure résilience, avec des volumes de fermetures stables et maîtrisés, suggérant des stratégies d’anticipation ou de reprise plutôt que des disparitions pures.
La volatilité des sociétés civiles immobilières reflète la tension du secteur immobilier, entre régularisations fiscales et ajustement de portefeuilles.
À l’inverse, les statuts les plus simples et isolés (individuels, indivisions, etc.) absorbent la majeure partie des chocs, confirmant une fragilité structurelle face aux changements de règles ou à la baisse de consommation.
Juillet 2025 ne marque donc pas une « normalisation », mais plutôt une stabilisation à un haut niveau historique, avec des écarts importants selon la taille et la nature juridique des entreprises.
1000 – Entrepreneur individuel
C’est la catégorie la plus touchée avec un pic en avril (60 917 fermetures) suivi d’un repli en mai (21 441) et juin (22 823), puis une stabilisation à 16 658 en juillet.
5499 – SARL (sans autre indication)
Évolution en dent de scie mais la tendance générale reste stable autour de 5 000 à 8 000 fermetures par mois ; juillet atteint 7 929, légèrement supérieur à la moyenne.
5710 – SAS (société par actions simplifiée)
Comportement similaire aux SARL mais avec des volumes mensuels autour de 5 400 à 6 000 fermetures ; juillet affiche 5 400, sans chute marquée.
6540 – Société civile immobilière
Fortes fermetures en janvier (4 854) puis baisse continue jusqu’en juin (972) avant un rebond à 5 167 en juillet, marquant une forte volatilité et non un plancher.
6599 – Autre société civile
Volumes stables mais décroissants : 926 en janvier, 1 981 en juillet, confirmant une lente érosion.
3220 – Société étrangère non immatriculée
Explosion en mars (1 160) après un pic en février (588) puis retour à des niveaux bas (225 en juillet), probablement lié à un traitement administratif groupé.
2110 – Indivision entre personnes physiques
Volumes faibles et décroissance régulière : 154 en janvier, 78 en juillet.
5202 – Société en nom collectif
Catégorie minoritaire avec des volumes oscillant entre 105 et 356 fermetures par mois, sans tendance claire.
9220 – Association déclarée
Pic en mars (68) puis quasi-disparition en juillet (0), confirmant une forte chute après le trimestre.
5485 – Société d’exercice libéral à responsabilité limitée
Catégorie marginale avec des chiffres très bas et stables (20 à 25 fermetures par mois), totalement plate en juillet.
Fermetures d’entreprises avec anomalie depuis janvier 2025
Ce graphique montre l’évolution mensuelle des entreprises fermées mais présentant une anomalie administrative depuis le 1er janvier 2025.
Résumé annuel
Sur le 1er semestre 2025, l’activité a connu une baisse progressive, passant de 4 080 en janvier à 987 en juillet.
Cette tendance traduit un ralentissement significatif, qui pourrait être lié à un essoufflement de la dynamique initiale ou à un resserrement des opportunités sur le marché.
Le pic de janvier suggère un fort démarrage, peut-être dû à une campagne, un effet de saison ou un regain d’intérêt temporaire.
Mais la suite montre une chute continue, signalant soit un manque de renouvellement, soit une perte d’attractivité ou de moyens.
Ce repli appelle à une remise en question stratégique : il est temps de analyser ce qui fonctionnait au départ, de renforcer les leviers efficaces, et d’ajuster rapidement pour inverser la tendance.